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Kenneth K. Mackenzie Collection

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515 'SiDaa Hfls

HISTOIRE NATURELLE

DES

VEGETAUX.

PHANEROGAMES. II.

EVERAT, IMPRIMEUR, Rue du Cadrai);, n" 46.

HISTOIRE NATURELLE

DE3

VÉGÉTAUX

PHANÉROGAMES.

Par m. Edouard SPAGH,

AlDE-NATUBALISTE AU MUSEUM d'hISTOIRE NATURELLE , MEMBRE &E LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES FRANCE.

TOME DEUXIEME.

©UVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES.

PARIS.

LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET,

RUE HAUTE-FEriLLE , lO BIS. <*

«. V, Z. B.

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VEGETAUX PHANEROGAMES

DICOTYLÉDONES.

VEGETABIUA DICOTYLEDONEA.

PREMIERE CLASSE.

( SUITE. )

LES CALOPHYÏES.

CALOPHYT^ Bartling.

NEUVIEME FAMLLLE. LES ROSACÉES. ROSACEE.

( Rosacece Baril. Ord. Nat. p. 400. Rosacearum Irib. II, sive Ro- seœ Juss. Gc-^.—Rosacearwn trib. VII, slve Roseœ DeCand. Prodr. vol. II, p. 596.)

Cette famille, dans les limites que nous lui assi- gnons , à l'exemple de M, Bartling, ne renferme que la deuxième tribu des Rosacées de M. de Jussieu, consti- tuée par l'ancien genre des Rosiers.

Aucune espèce n'a encore été observée dans l'hémi- sphère austral ; mais on trouve de nombreux représen- tans du genre dans tout l'hémisphère septentrional,

EOTAKIQrr. PHA\. T. II. ~ .

â CLASSE DES CALOPHYTES.

depuis les côtes de l'Afrique jusqu'en Suède , des bords de l'Atlantique jusqu'à ceux de la mer d'Ochotzk, et, en Amérique , depuis le golfe du Mexique jusqu'à la baie d'Hudson. L'ancien continent est cependant plus riche en espèces que le nouveau , et les régions bo- réales en ^ offrent infiniment moins que les contrées tempérées.

Il n'est point de fleur qui ait été célébrée autant que la Rose par les poètes de tout genre , de tout siècle , de toute nation. Elle est devenue leur objet de comparai- son le plus familier, le plus gracieux , le plus suave ; ils en ont abusé comme de la lune, et pourtant elle est restée toujours neuve , toujours bienvenue en vers et en prose , parce que le talent , découvrant toujours en elle de nouvelles qualités, rajeunissait son parfiim et sa couleur. La Rose, en un mot, n'a pu être détrônée , et semble avoir passé un bail éternel avec son titre de reine des fleurs ; elle a vu l'empire de la mode capri- cieuse implanter dans son voisinage des rivaux dange- reux : les Hortensia , les Dahlia , les Camellia , en- vahissant nos jardins , étalèrent à ses côtés leur ri- che parure; sans incliner sa tête, sans se faner, elle est demeurée sur sa belle lige, ramenant toujours à elle les amateurs les plus inconstants. Un prestige miraculeux s'attache à ce frêle rejeton de l'empire végétal , au mi- lieu des révolutions et de la mobilité du monde. C'est que le culte de la beauté ne varie jamais , et que la Rose est un type du beau , dans l'acception la plus large , la plus compréhensible de ce terme.

Si nous remontons le cours des âges , si nous jetons les yeux sur l'antique Orient , la Bible célèbre les Roses de Jéricho ; le poète persan Hafiz s'enivre de l'odeur balsamique de sa fleur chérie : la mythologie persane et

la mylholoo^ie turque vous diront de belles fables sur les amours du rossignol et de la Rose , unissant ainsi dans une harmonie mystérieuse les sons les plus voluptueux et les plus doux , aux teintes les plus pures et les plus brillantes ; Byron reprendra ces ti"aditions ingénieuses, et sa lyre y trouvera de nouveaux accords. Voyez les mythes grecs, comme ils s'occupent de l'origine de cette fleur ! Ce sont les gouttes du sang d'Adonis , de l'amant de Vénus , qui ont coloré ces pétales ravissans ; non , c'est Vénus elle-même dont le pied délicat, légèrement blessé par les épines du Rosier, laisse échapper quelque peu de sang immortel , et donne aux Roses leur pour- pre immortelle; ou bien, c'est le fils espiègle de la déesse, l'ardent Eros, qui renverse en dansant une coupe de nectar, et la boisson dés dieux, retombant sur le sol, loin de se mêler à une vile poussière, opère une métamorphose dans les fleurs qu'elle a touchées. Les légendes chrétiennes , si naïves et si simples , s'empa- rent à leur tour de la Rose, lui prêtent une origine céleste , et la placent dans l'enceinte sacrée d'Eden. Il se fait une étonnante consommation de Roses mysti- ques dans ces pieux récits.

Point de fête antique sans Roses : guirlandes de Roses qui décorent les statues ; couronnes de Roses sur la tête des jeunes filles et des jeunes hommes qui célèbrent en dansant les fêtes de l'hymen ; Rpses effeuillées dans les rues que suivent les processions sacrées j et, dans les réjouissances plus profanes , les convives , mollement couchés sur des lits de repos, ornent de Roses leurs coupes d'or et les boucles de leur chevelure. Les odes d'Anacréon , d'Hoi^ace, les vers de tous les chantres ero- tiques , portent l'empreinte de cette coutume.

En Italie , les R.osiers de Pœstum arrivèrent à un

4 CLASSE DES CALOPHYTES*

haut degré de célébrité. Ce fut à Rome une industrie que la culture de cette fleur , indispensable à la reli- gion , à l'amitié , à l'amour. D'immenses serres chaudes en produisaient au cœur de l'hiver; aussi ce raffine- ment provoqua-t-il l'indignation de Sénèque, âpre cen- seur d'un luxe qu'il ne dédaignait sans doute pas lui- même. Les Pères de l'Eglise, qui avaient le droit d'ê- tre plus rigides , interdirent expressément l'usage de ces fleurs. « La couronne d'épines a ensanglanté le front du « Christ, s'écrie saint Clément, et ses disciples s'eni- « vreraient du parfum des Roses ! » On revint cepen- dant sur ces interdits trop sévères : dans la procession de la Fête-Dieu , on effeuille des Roses devant le saint- sacrement ; tant le sort de cette fleur semble irrévoca- blement uni aux cérémonies de tous les cultes.

Par une coutume qu'on dirait bizarre si elle n'était fondée sur la tendance générale du paganisme à couvrir de couleurs brillantes la mort elle-même, ^souvent il arrivait que les héritiers d'un défunt , pour remplir ses dernières volontés, se réunissaient auprès de son tom- beau , et y célébraient un festin anniversaire en sa mé- moire , en se couronnant de Roses cueillies sur le lieu même. Sans pousser aussi loin ce que nous appellerions l'oubli des bienséances , les peuples modernes plantent des Rosiers dans leurs cimetières. Serait-ce afin de rap- peler , par ce symbole parlant , et la fragilité , et la courte durée de la vîe humaine? Qui n'a répété sur la tombe de plus d'une jeune fille trop tôt moissonnée :

Et Rose , elle a ve'cu ce que vivent les Roses , L'espace d'un matin.

Aussi place-t-on , dans beaucoup de pays , une cou- ronne de Roses blanches sur le cercueil des vierges.

FAMILLE DES KOSACEES. O

Emblème favori du temps de la chevalerie , la Rose devint en Angleterre un étendart sanglant. Les longues guerres civiles qui désolèrent ce pays durant le quin- zième siècle , se firent à l'ombre de la Rose rouge et de la Rose blanche , écussons des deux maisons rivales de Lancastre et d'York. De nos jours, et sous nos yeux, la Rose sert en France à un usage plus pacifique , à cou- ronner la vertu modeste. La fête de la rosière de Sa- lency a acquis une vaste célébrité. Nous pensons toute- fois qu'on en a exagéré l'heureuse et utile influence, et c'est plutôt comme tradition antique que nous la respec- tons ; on en fait remonter l'institution jusqu'à saint Mé- dard , évêque de iNoyon , qui vivait au cinquième siècle.

La Rose n'est pourtant pas tout entière du domaine idéal de la poésie : l'art en extrait V Eau de Roses; mais ce produit conserve encore dans son délicieux par- fum la trace de son origine. L'Eau de Roses, mentionnée pour la première fois par Avicenne, au onzième siècle , nous est arrivée de l'Orient comme la fleur elle-même ; elle y servait aux purifications des temples profanés par un culte autre que celui de Mahomet. Ainsi , lorsqu'on 1188 Saladin reprit Jérusalem sur les Croisés, il fit laver avec de l'Eau de Roses, apportée de Damas sur cinq cents chameaux , la mosquée d'Omar , que les Chrétiens avaient convertie en Eglise. Après la prise de Constantinople , en 1453, Sainte-Sophie subit une lus- tra tion semblable.

La découverte de l'Essence de Roses est due à une singulière circonstance , si l'on en croit le père Ca- tron, auteur de l'Histoire du Mogol. Un canal, rap- porte-t-il, avait été rempli d'Eau de Roses, pour servir à une promenade en bateau, de la princesse Nourmahal et du Grand-Mogol. Or , la chaleur du soleil venant à

CLASSE DES CALOî'HYTES

dégager de l'Eau de Roses l'huile essentielle qui y est contenue , on vit cette dernière substance flotter à la surface du canal.

En général, les pétales des Rosiers sont astringents ; ils forment la base de plusieurs préparations cosmétiques et pharmaceutiques. L'onglet de ces pétales recèle un principe purgatif. Les fruits de quelques espèces servent à faire des confitures très-agréables.

On a remarqué , comme fait bizarre et exceptionnel , que le parfum si suave de la Rose n'était pas du goût de certaines personnes ; que telle complexion y répugnait même absolument, et s'en trouvait affectée de la ma- nière la plus pénible. Nous citerons parmi les person- nages historiques qui passent pour avoir détesté l'odeur de Roses, Marie de Médicis et le chevalier de Guise. C'est chose fort connue à Rome , par exemple, que les femmes n'y peuvent supporter le parfum des fleurs. Il est constant que certaines organisations nerveuses éprouvent un invincible malaise dans une atmosphère trop parfumée. On a vu des accidents très-graves, lamort même résulter de ce qu'on avait laissé une trop grande quantité de Roses enfermées dans une chambre à cou cher.

Caractères de la Famille.

Arbrisseaux le plus souvent armés d'aiguillons ou hé- rissés de soies roides. Ramules cylindriques.

Feuilles éparses , imparipennées (par exception sim- ples); folioles penninervées, dentelées. Stipules (par ex- ception nulles) subfoliacées, plus ou moins adhérentes au pétiole , ou rarement inadhérentes et caduques.

Fleurs régulières , hîrmaphrodites , terminales , soli-

FAMILLE DLS HOSACÉLS. /

taires ou en corymbe , de couleur blanclie , ou rose , ou pourpre , ou rarement jaune.

Calice : Tube persistant , globuleux ou oblong , res- serré à la gorge; limbe quinquéparti , foliacé : segmens marcescens ou tombants quelque temps après la florai- son, souvent pennatipartis, contournés en préfloraison.

Disque annulaire , charnu , adné à la gorge du ca- lice.

Pétales 5 , courtement onguiculés , égaux , ordinaire- ment échancrés, insérés aux bords du disque , caducs , imbriqués en préfloraison.

Etamines en nombre indéfini , plurisériées , cadu- ques, ayant même insertion que les pétales et plus courtes qu'eux. Filets libres , subulés. Anthères infra- médifixes , presque dressées; bourses contiguës, pa- rallèles, longitudinalement déhiscentes ; connectif inap- parent, articulé au filet.

Pistil : Ovaires en nombre indéfini (rarement en nombre défini) , insérés au fond et aux parois du calice, (par exception glabres et insérés seulement au fond du calice ) soyeux ou poilus , inclus , libres , uniovulés. Styles latéraux, infrapicilaires, libres ou soudés par leur partie supérieure, saillants. Stigmates capitellés, quel- quefois cohérens.

Péricarpe : Carcérules en nombre indéfini (rarement en nombre défini) , subcrustacés , monospermes , ren- fermés dans le tube calicinal devenu charnu.

Graines appendantes, solitaires. Funicule court, atta- ché vers le sommet de l'angle interne de la loge. Péri- sperme nul. Embryon rectihgne : radicule appointante, supère ; cotylédons planes, foliacés en germination.

La famille ne se compose que des deux genres sui- vants :

CLASSE DES CALOPHlïES.

Rôsa Linn. (Rhodophora Neck. ) Lowea Lindl. (Rhodopsis Bung.)

Genre ROSIER. Rasa Linn.

Tube calicinal urcéoléj limbe quinquéparti. Pétales 5. Etaniines 20-200 et plus. Ovaires en nombre indéfini (rare- ment en nombre défini), soyeux ou poilus, insérés au fond et aux parois du calice : les basilaires souven,t stipités ; les pa- riétaux sessiles. Carcérules en nombre indéfini ( rarement en nombre défini)^ renfermés dans le tube calicinal devenu plus ou moins charnu.

Feuilles 5-7-foIiolécsj folioles opposées. Stipules adhérentes au pétiole dans la plus grande partie de leur longueur, le plus souvent dilatées vers leur sommet, ou bien libres presque dès leur base et subulées ou caduques. Pédoncules bractéolés ou non bractéolés. Bractées le plus souvent caduques, assez conformes aux stipules.

On multiplie les Rosiers de graines, de boutures , de cou- chage, de drageons , d'éclats , et principalement de greffes sar Y E glantier commun ou sur le Rosier àjeuilles rouiilees. Ces deux espèces sont devenues l'objet d'une culture parti- culière 5 les individus sauvages ne suffisant plus à la consom- mation des fleuristes. On greffe les Rosiers en fente ou en écusson, soit à œil dormant, soit à œil poussant. Les Rosiers de Damas se greffent fréquemment sur \q, Bengale. Certaines espèces et variétés ne prospèrent que franches de pied. Les graines doivent être confiées au sol dès leur maturité, ou bien, lorsqu'on les sème au printemps suivant, il faut les faire tremper pendant vingt-quatre heures dans de l'eau tiède.

La plupart des Rosiers ne sont pas difficiles sur le choix du terrain ; mais leur floraison devient plus abondante dans une terre franche légère, amendée de temps à autre avec du ter- reau végétal. On peut se procurer des Roses au milieu de l'hiver, en plaçant les Rosiers en pots dans une serre ou sous châssis, sur une couche. Le Rosier de Damas et le Pompon sont les espèces qui se prêtent le mieux à ce îjCnie de traite-

FAMILLE DES ROSACÉES. 9

ment. La culture des Rosiers de pleine terre ne demande d'autres soins que la suppression du bois mort et la taille des branches gourmandes.

On admet assez généralement environ deux cents espèces deilosiei's. Quelques botanistes en reconnaissent davantage 3 d'autres en admettent moins : la distinction des espèces offre de grandes difficultés, à cause du nombre infini de variétés et d'hybrides qu'on trouve , tant spontanées que cultivées. Les amateurs de Roses en portent le nombre jusqu'au delà de deux mille. Nous ne pouvons décrire ici que les espèces les plus remarquables.

Section I". PIMPINELLIFOLIjE. Lindl. Moiiogr, Mcrt. et Koch, Flor. Germ.

Stipules adnées au pétiole dans presque toute leur longueur. Fleurs solitaires , non bractéolées , ou munies de bractées très- étroites. Lanières calicinales ordinairement conniven- tes après lajioraison. Jeunes tiges hérissées de soies raides souvent glandulifères au sommet et entremêlées d^ aiguil- lons rectilignes.

Rosier fétide. Rosa luteaWM. Dict. Guimp. Holz. lab. 84- Reit. et Abel, tab. 63. Bot. mag. tab. 363. Duham. éd. nov. v. 7, tab. i4, fig. i. Thory et Redout.Ros. I , tab. 69. Rosa luteola Thory et Redout. 1. c. v. 3 , tab. 21. Rosa sulphurea (falso) Thory et Red. 1. c. tab. i5o. ( Var. flore pleno.)

VARrÉTÉ BICOLORE : Rosu puuicea Mill. Dict. Bot. Mag. tab. 1077. Thory et Redout. 1. c. v. i, tab. 71. Rosa suhruhra Thory et Redout. 1. c. v. 3 , tab. 73. Rosa hico- Zor Jacq. Hort. Vindob. i , tab. i.

Jeunes tiges fortement hérissées. Rameaux garnis d'aiguillons épars, un peu crochus. Feuilles à S-g folioles ovales-arrondies ou elliptiques , concolores , doublement dentelées , glandidifères en dessous. Stipules toutes conformes, planes, linéaires, acuminées, divergentes. Segmens calicinaux pennatifides , plus courts que la corolle. Calices fructifères dressés, globuleux.

■10 CLx\.SS£ UKS CALOPHITES.

Arbrisseau liaut de 4 à 6 pieds et plus. Tiges dresse'es. Ra- meaux rctombans. Lcorce dépourvue de poussière glauque. Fo- lioles d'un vert gai en dessus , un peu plus pâles en dessous , ré- pandant une odeur de Reinette lorsqu'on les froisse. Pétioles glan- duleux, tantôt légèrement aiguillonnes, tantôt inermes. Fleurs rarement ge'mine'es ou terne'es. Sépales glanduleux , réfléchis après la floraison. Corolle jaune. Anthères mucronulées. Disque épais. Styles velus, libres. Fruit globuleux, écarlate.

Celte espèce est très- caractérisée par ses fleurs d'un jaune foncé , ainsi que par ses folioles glanduleuses- en dessous, etpres- que concolores aux deux faces. Selon MM. Biroli , Balbis et Nocca, elle est indigène dans le Milanais j AUioni l'indique au Piémont. On la cultive fréquemment dans les jardins paysagers , ses grandes fleurs d'un jaune foncé font un effet merveilleux. Ces fleurs ne participent point au parfum commun à toutes les autres Roses : elles répandent , au contraire , une forte odeur de punai- ses; mais le feuillage, lorsqu'on le froisse entre les doigts, sent la Pomme de Reinette.

La variété bicolore, connue sous les noms de Rose capucine et Rose -ponceau, passe pour originaire de Perse j peut-être est-elle une espèce distincte. Quoi qu'il en soit , elle est fort intéressante à cause de ses pétales de couleur ponceau en dessus et d'un jaune foncé en-dessous.

Rosier a feuilles de Pimprenelle. Rosa pimpinelli- folia Linn. Guimp. Holz. tab. 86. Flor. Dan. tab. 398. Rosa spinosissirna Smith, Engl. Bot. tab. 187. Svensk Bot. tab. 559. Rosa scotica Mill. Rosa pimpinellifolia pumila Thory et Red. Ros. v. i, tab. aS. Rosa campestris Balb. Rosa poteriifolia Bess. Rosa borealis Tratt.

Aiguillons rectilignes : ceux des jeunes tiges très-denses. Feuil- les à 5-9 folioles ovales ou arrondies, dentelées. Stipules linéai res-cunéiforraes, acuminées , divergentes : celles des ramul es flo- rifères plus larges. Segraens calicinaux indivisés, de moitié plus courts que la corolle. Calices fructifères globuleux (noirs), dres- sés , glabres de même que les pédiceUes.

FAMILLE OES KOSACÉES. ^\

Arlii'isseau Ircs-touffu , liant de i à 4 pieds. Tiges et rameaux couvcits d'aiguillons horizontaux ou redressc's. Écorce des ra- meaux lisse , luisante , non glauque. Folioles petites , un peu co- riaces , d'un vert fonce en dessus , quelquefois glauques en des- sous. Pétioles aiguillonne's. Bractées nulles. Segmens calicinaux Jance'ole's, acumine's, inappendicules. Corolle blanche. Disque peu épais. Styles velus, libres.

Ce Rosier croît dans presque toute l'Europe. Il est fréquem- raent cultivé dans les jardins sous le nom de Rosier Pimprenelle. On en possède une variété à fleurs semi-doubles.

Rosier trÈs-epineux. Rosa spinosissima Linn. Spec. Clus. Hist. p. 1 16. Rosa spinosissima y. Lindl. Monogr. Rosa pimpinellifolia Villars (non Linn. ) Rosa pimpinelli- folia inermis Tliory et Red. Ros. i, tab. ^5.

Varie'te a petites folioles : Rosa parvifolia Tratt. Rosa pimpinellifolia Mariaburgensis Thory et Red. Ros. i , tab. 20.

Variété a grandes folioles : Rosa sanguisorhifolia Don. Thory et Red. Ros. tab. 3i.

- Variété' a petits fruits : Rosa microcarpa Besser (non Lindl. Monogr. ) Rosa melanocarpa Link, Enum. Rosa Besser i Tratt.

Aiguillons rectilignes, ordinairement très-denses. Feuilles à 7- II folioles oblongues , doublement dentelées. Stipules linéai- res-cunéiformes, acuminécS;, divergentes : celles des ramules flo- rifères plus larges. Se^yments calicinaux indivisés , plus courts que la corolle. Pédicelles hispides. Calices fructifèi'es dressés, ovoïdes , glabres ( d'un pourpre noirâtre. )

Arbrisseau haut de 3 à 6 pieds. Aiguillons horizontaux ou re- dressés , ordinairement très-denses. Pétioles aiguillonnés. Brac- tées nulles. Corolle plus gi-ande que dans l'espèce précédente , blanche , jaunâtre à la base.

Cette espèce habite l'Europe australe. On en cultive des va- riétés à fleurs doubles et spmi doubles.

CLASSE DES CALOriIÎÏES.

Rosier a aiguillons réfléchis. Rosa reversa Waldst. et Kit. Plant. Hungar. Rar. tab. 264. Guimp. Holz. tab. 38.

Cette espèce diffère des deux préce'dentes par ses aiguillons ré- fléchis ; par ses folioles elliptiques , pubescentes en dessous , et borde'es de dentelures glanduleuses ; enfin par sa corolle couleur de chair et ne dépassant pas les segments calicinaux.

Tiges hautes de 2 à 6 pieds. Feuilles ô-g-foliolées ; folioles longues de 6 à 8 lignes. Pédoncules et pétioles couverts de soies glandulifères . Sépales très-entiers. Fruit ovoïde, noirâtre.

Ce Rosier, indigène en Hongrie, n'est pas rare dans les col- lections.

Rosier Sabine. Rosa Sabini Lindl. Monogr. Engl. Bot. tab. i5^^. Rosa Doniana Woods. Rosa gracilis Woods. Rosa v illos a Smith , Engl. Bot. tab. 583 (non Linn. )

Aiguillons falciformes ou rectilignes. Feuilles à 5 ou -y foliole^ ovales , doublement dentelées , pubescentes aux deux faces. Sti- pules étroites, glanduleuscs-fiinbriées. Sépales pennatifides. Ca- lice fructifère globuleux ( écarlate ), Irès-hispide ainsi que les pé- dicelles.

Arbuste de 8 à 10 pieds de haut. Branches droites, d'un brun foncé. Soies plus ou moins nombreuses. Pétioles cotonneux, glandu- leux, aiguillonnés. Corolle rose ou blanche.

Cette espèce , indigène en Angleterre et en Ecosse, est cultivée dans les collections.

Rosier a corolle involutee. Rosa involuta Smith , Engl. Bot. tab. ao68. Lindl. Monogr. p. 56. Rosa Redou- «eaThory et Red. Ros. tab. 27.

Aiguillons forts , rectilignes , très-inégaux , très-nombreux. Feuilles à 5 ou 7 folioles elliptiques , doublement dentelées , pubescentes aux veines. Stipules étroites , quelquefois concaves , glanduleuses-fimbriécs. Lanières calicinales très-entières. Pétales involutés. Calice fructifère globuleux, hispide.

Arbuste touffu, haut de 2 à 3 pieds. Branches peu divisées ,

FAMILLE DluS hOSACÉES.

droites , d'un gris rougeâtrc. Soies nombreuses. Pétioles velus , glanduleux-liispides et légèrement aiguillonnés. Fleurs roses, non bracte'ole'es. Pédicelles glabres. Lanières calicinales Lërisse'es d'ai- guillons se'tiformes et de glandes.

Ce Rosier, originaire des montagnes de l'Ecosse , est cultive' dans les collections.

Rosier Mille-e'pine. RosamjriacanthaDec. Flore Franc. Thory et Red. Ros, tab. 9.6. Lindl. Monogr. tab. lo. Rosa parfifolia Pallas ( ex Lindl. )

Aiguillons forts, inégaux, pugioniformes. Feuilles à 5 ou -j folioles elliptiques ou orbiculaires , doublement dentelées , gla- bres, glanduleuses à la côte , aux bords et en dessous. Stipules étroites, glanduleuses. Pédicelles liispides et aiguillonnés. Sépa- les réfléchis après la floraison.

Arbrisseau nain. Rameaux simples, presque* droits , brunâ très. Pétioles glanduleux et liispides, garnis de quelques petits aiguillons. Folioles rouillées en dessous. Fleurs solitaires, brac- téolées, blanches. Tube calicinal glabre, globuleux.

Cette espèce croît dans la France méridionale. On la cultive dans les collections.

Rosier a grandes fleurs. Rosa grandiflora Lindl. Mo- nogr. p. 53, le; et Bot. Reg. tab. 888. -^Rosa altaica Willd. Rosa spinosissima Guimp. Holz. tab. 87. Rosa pimpinellifulia Jlore albo multiplici Thory et Red. Ros. tab. 87. Rosa pimpinellifolia Pallas, Flor. Ross. tab. ^5.

Ce Rosier diffère du Pimprenelle par ses fleurs plus grandes , et par l'absence de soies parmi les aiguillons de ses jeunes tiges.

Rosier a fleurs jaunâtres. Rosa îutescens Pursh, Flor. Bor. Am. (patria falsa). Lindl. Monogr. p. 47? le. Rosa hispida Bot. Mag. tab. 157 ( mala. )

Aiguillons faibles, inégaux, réfléchis, très-denses. Feuilles à 7 ou 9 folioles ovales, dentelées. Stipules planes , très-étroites. Pédicelles et calices glabres. Lanières calicinales très-entières, coiuies. Cnlice fVuctifère ovale, noir.

■\A CLASSE DES CALOPHYTKS.

Arbiistie élevé, vigoureux. Rameaux presque droits, trunbrun sale. Fleurs moyennes , d'un jaune pâle, non bractéolécs. Disque aplati. Ovaires environ 3o. Styles velus, distincts.

Cette espèce , assez commune dans les collections , passe pour originaire de la Sibérie.

Rosier couleur de soufre. Rosa sulphurea Ait. Hort. Kew. Bot. Reg. tab. 46. Thory et Red. Ros, v. i , tab. 3. Bosa glaucophylla Ehrh. Beitr.

Aiguillons rectilignes ou courbés, épars, inégaux. Feuilles à »] folioles glauques , glabres , obovales , dentelées. Stipules linéai- res, dilatées au sommet, divariquées. Pédicelles et calices nus ou glanduleux. Tube calicinal hémisphérique.

Arbrisseau haut de 5 à 9 pieds , feuille aux extrémités des tiges. Branches d'un vert jaunâtre ou brunâtre. Feuiliesd'un glau- que foncé. Pétioles légèrement glanduleux, garnis de quelques ai- guillons rectilignes. Fleui's très-grandes, jaunes, toujours dou- bles ( dans les jardins ) , non bracléolées.

Cette espèce produit des fleurs en plus grande abondance en- core que la plupart de ses congénères. C'estrÉcluse qui s^en pro- cura de Constantinople les premiers individus cultivés en France.

Rosier aciculaire. Rosa acicularis Lindl. Monogr. tab. 8. «

Aiguillons aciculaires, inégaux. Feuilles à -y folioles ovales, convexes, divergentes, glauques, dentelées. Stipules étroites, élargies au sommet, glanduleuses aux bords. Lanières calicinales très-étroites , subpennatifides , plus longues que les pétales. Ca- lices fructifères pendants , glabres , étranglés vers le haut.

Buisson épais, haut d'environ 8 pieds. Branches droites : les plus jeunes glauques j les adultes brunâtres, armées de nombreux aiguillons droits et de quelques soies. Pétioles nus ou un peu ve lus. Fleurs bractéolées, d'un rouge pâle. Pétales obovales, échan- crés. Fruit obovale , de couleur orangée-jaunâtre.

Cette espèce, indigène en Sibérie, n'est pas rare dans les col- lections. Elle mérite d'être plus répandue dans les jardins paysa- gers. C'est le premier Rosier qui se couvre de feuilles qui, à

Ï^AMII.I.F. DF..S no.s\r.F.Es.

lV'|ioqiifi de leur développement, sont rcinarqiialjles parleur couleur jaunâtre.

Rosier a rameaux grêles. Rosa stricta Lindl. Monogr. tab. 'j. Rosa carolina Ait. Hort. Kew.

Aiguillons tous sétiformes. Ramules inermes. Feuilles à 9-1 r folioles arrondies, glauques : la paire inférieure plus petite que les autres. Calices fructifères oblongs , pendants.

Rameaux très-nombreux , droits , longs de 3 à 4 pieds, d'un vert pâle , couverts entièrement de soies petites , faibles et pi'es- que égales. Fleurs d'un rouge clair.

Cette espèce, indigène dans l'Amérique septentrionale, est cul- tivée dans les collections .

Rosier Gandolle. Rosa Candollaana Red. et Thor. Ros. vol. 2 , tab. 45. Rosa ruhella Smith, Engl. Bot. tab. 2521 , et ( Fruct. ) tab. 2601. Rosa pimpinellifolia rithra Thor. et Red. Ros. tab. 21 . Rosa poljphflla Willd.

Aiguillons reclilignes , épafs, faibles. Tiges et calices hispides. Feuilles à 7-11 folioles ovales- arrondies , glabres. Stipules étroi- tes, fîmbriées, dilatées au sommet. Segments calicinaux indivi- sés. Calices fructifères pendants, oblongs, écarlates.

Tige haute de 3 à 4 pieds. Rameaux droits, rougeâtres, forte- ment hispides. Pétioles presque sans glandules. Fleurs blanches ou rouges. Bractées nulles. Corolle plus grande que le calice. Disque très-mince.

Cette tespèce , trouvée en Angleterre et en Sibérie, est culti- vée dans les collections .

Rosier des Alpes. Rosa alpina Linn. Jacq. FI. Austr. tab. 279. Guimp. Holz. tab. 92 et tab. 40. Lawr. Ros, tab. 3o. Thor. et Red. Ros. vol. i* tab. 09, et vol. 3, tab. i5. .

Variété' a calices hispides : Rosa pyrenaic ad oMàn. III. tab. 19. Guimp. Holz. tab. 93. Jacq. Schœnbr. vol. 4> tab. 116. Rosa inermis Krock. Siles. Rosa hispida Krock. l.c. —Rosa turbinata Vill. Delph.

iG Ct.V;iSE DES CALOI^HYÏES.

Aiguillons tous sëtiformes, rectilignes, non glandulifères. Ra* meaux et ramules inermes. Feuilles à 7-11 folioles elliptiqucs- ohlongues, simplement ou doublement dentelées. Stipules linéai- res, dilate'es et divergentes au sommet, acuminees , fimbriolées. Segments calicinaux indivises , appendiculés , plus longs que la corolle. Pe'doncules recourbe's après l'antlièse, glabres ou hispi- des de même que les calices. Fruits subpyriformes.

Tiges hautes de 2 à 5 pieds. Rameaux presque droits, d'un brun verdâtre, souvent glauques. Feuilles d'un vert glauque en dessus , tantôt glabres , tantôt pubescentes en dessous. Segments calicinaux ovales-lance'olés. Pétales d'un rose vif, obcordiformes. Fruits d'un rouge orange.

Ce Rosier habite les régions subalpines des montagnes de l'Eu- rope australe et de l'Europe moyenne. Pour la décoration des bos- quets on le préfère à beaucoup d'autres espèces indigènes, à cause de ses rameaux non armés d'épines.

Rosier a grandes feuilles. Rosa macrophylla Lindl. Mouogr. tab. 6. Wall, Plant. Asiat. Rar. tab. 117.

Aiguillons épars , comprimés. Feuilles très-longues, multi-fo- llolées. Pétioles glanduleux. Folioles ovales-lancéolées ou oblon- gues , acuminees , velues en dessous. Pédoncules solitaires ou en corymbe. Sépales lancéolés-linéaires, acuminés, très-étroits , plus longs que la corolle. Pétales apiculés.

Grand arbrisseau. Tige droite, cylindrique. Rameaux un peu grimpants. Feuilles longues de 6 à 10 pouces , à 3-i i paires de folioles. Folioles longues d'environ i5 lignes : la terminale deux fois plus grande. Fleurs grandes, purpurines, inodores. Pétales obovales- arrondis, d'un pouce de diamètre. Fruit ovoïde, de cou- leur écarlate.

Cette espèce, assez 'semblable au Rosier des Alpes, ci'oît dans THimalaya. On 1^ possède en Angleterre depuis quelques années.

Rosier a fruits pendants. Rosa pendulùia Ait. Hort. Kew. Rosa lagenaria Villars , Flor. Delph. Rosa alpina

FAMILLE DES I10SA.CÉES. 17

Lindl. in Bot. Reg. tab. ^i^. Lawr. Ros. tab. gt. Thor. et Red. Ros. i, tab. 57.

Ce Rosier, que beaucoup d'auteurs regardent comme une va- riété du Rosier des Alpes, en diffère par ses feuilles à neuf ou onze folioles glabres et luisantes j par ses tiges et ses rameaux tout-à-fait inermes ; par ses fleurs souvent lernées, et par ses fruits fusiformes. II croît dans les Alpes de l'Europe australe, et on le cultive fre'quemment dans les jardins.

Section II. CINNAMOMEjï; Mert. et Koch, Flor. Germ. ( Cinnamo- mece et Féroces Lindl. Monogr. )

Stipules adnées nu pétiole dans presque toute leur longueur. Pédoncules hractéolées, presque toujours en corymhes 3-5- Jlores. Lanières calicinales conniventes après l'anthèse. Jeunes tiges hérissées de soies raides entremêlées d'aiguil- lons grêles, rectilignes ; rameaux adultes ordinairement inermes.

Rosier Cannelle. Rosa cinnamomea Linn. Engl. Bot. tab. 2388.— Thor. et Red. Ros. tab. 36 (Flor. simpl.), et tab. 35 ( Flor. plen. ) Flor. Dan. tab. 121 4 (Flor. plen. ) Guimp. Holz. tab. 85 ( Flor. plen. ) Rosa collincola Ehrh. Rosa majalis Retz. Rosa acuminata Swartz. Rosa fecundissima Miinchh. Rosa jluvialis Flor. Dan. tab. 868.

Aiguillons des rameaux stipulaires , géminés , subfalciformes. Feuilles à 5 ou 7 folioles oblongues ou ovales-oblongues , dente- lées, pubescentes et glauques en dessous. Pétiole subinerme. Segments calicinaux très-entiers, de la longueur des pétales. Cali- ces et pédoncules glabres. Fruits globuleux, déprimés (quelque- fois turbines).

Arbrisseau haut de 4 i 6 pieds et plus. Racines rampantes , très-longues. Tiges adultes d'un brun de cannelle. Rameaux et jeunes tiges pourpres. Ramules verts, souvent lavés de rose. Sti- pules des ramules stériles amplexicaules , convolutées. Stipules des ramules florifères planes , très-élargies. Pédoncules triflores ou rarement uniflores. Segments calicinaux terminés en appendice lancéolé. Corolle pourpre. Fruits petits , rouges , dressés,

EOTAWÎQUF,, PTIAIV. T. IT. g

18 CLASSE DES CAI.OPHYTES.

Cette «spèce , nommée vulgairement Rosier de Mai , Rosier Cannelle et Rosier du Saint-Sacrement , croît dans le nord de l'Allemagne, en France, en Angleterre , en Suède, ainsi qu'en Laponie. Elle est commune dans les plantations d'agrément; il lui faut beaucoup d'espace , parce que ses racines poussent chaque anne'e un grand nombre de rejetons qui e'touffent les plantes voi- sines. On en forme souvent des haies. Ses fleurs paraissent dès le mois de mai , et ses fruits sont mûrs en août.

Rosier a feuilles de Frêne. Rosa fraxinifolia Borkh.

Bot. Reg. tab. 458. Rosa blanda Ait, Hort. Kew. Jacq. Fragra. tab. io5. Rosa alpina lœvis Thory etRed. Ros. tab. 39 et ^1. Rosa corjmbosa Bosc, Dict. d'Agr. Desfont. Cat. Hort. Par.

Rameaux et ramules inermes. Feuilles à 5 ou 1^ folioles opa- ques en dessus, glauques en dessous, glabres , lance'ole'es ou lan- ce'olées-elliptiques , dentelées. Pétiole inerme. Galice etpe'doncu- les glabres. Segments calicinaux indivise's, plus longs que lespe'- tales. Fruits subglobuleux.

Rameaux droits, d'un pourpre foncé, couverts d'une poussière d'un bleu pâle. Rejetons munis à leur base d'im petit nombre d'aiguillons se'tiformes. Stipules longues , très-e'largies au som- met, dentées. Bractées elliptiques, fîmbriolées. Fleurs petites, rouges. Fruits petits, d'un rouge foncé.

Ce Rosier, originaire de l'Amérique septentrionale , est cultivé dans les jardins paysagers.

Rosier de la Caroline. Rosa carolina Linn. Wan- genh. Amer. tab. 3i, fîg. 17. Thor. et Red. Ros. i , tab. gS, et vol. a, tab. 109 et 117. Lindl. Monogr. tab. 4. Rosa corjmhosa Ehrh. Rosa pensylvanica Micli. Flor. Am. Bor.

Rosa virginianaTiesiont. Cat. Hort. Par.

Ramules armés d'aiguillons stipulaires subfalciformes. Feuil- les à 7 folioles oblongues ou lancéolées-oblongues , finement den- telées, opaques en dessus , pubescentes-incanes en dessous. Stipu- les convolutées. Calices et pédoncules hispides. Fruits globuleux.

Arbrisseau haut de 1 à 5 pieds. Tiges droites, vertes ou d'un

FÂMU-LE DRS i;O.SACl-:ES. i9

rouge fonce. Stipules très-longues, ctroiles, Peïiole cotonneux. Bractées lance'olécs , très-concaves , pointues , cotonneuses en de- hors. Segments calicinaux indivise's , termine's en longue pointe. Pétales d'un rouge fonce'. Fruit ëcarlate.

Ce Rosier, qui n'est pas rare dans les jardins , croît dans les marais des États-Unis , depuis la Caroline jusqu'à la Nouvelle- Angleterre.

Rosier Woods. Rosa Woodsii Lindl. in Bot. Reg. tab. g-jô.

Ramules armes d'aiguillons stipulaires et e'pars , rectilignes. Feuilles à-j ou 9 folioles opaques, glabres, cuneiformes-obovales, dentele'es vers leur sommet, glauques en dessous. Stipules pla- nes, entières. Pe'doncules ge'mine's, glabres de même que les ca- lices. Fruits globuleux.

Arbuste peu e'ievë. Rameaux dresse's , ordinairement inermes. Stipules très-e'troites , pointues. Pe'tioles aiguillonne's. Fleurs roses.

Cette espèce, indigène dans l'Amérique .septentrionale , est cul- tive'e dans les collections. Elle fleurit en mai.

Rosier a petites feuilles. Rosa parçifolia Lindl. Mo- nogr. p. 20, le. Rosa caroUna Du Roi. Rosapaivijlora Elirh. Beitr. Rosa caroliniana Micli. Flor.

Ramules arme's d'aiguillons stipulaires aciculaires. Feuilles à 5 folioles un peu luisantes, lancéolées, presque glabres, finement dentele'es. Stipules très-e'troites. Pédoncules et calices hispides- glanduleux.

Espèce basse, faible et e'tale'e. Rejetons couverts de soies e'parses. Branches d'un brun rougeâtre. Stipules un peu courbe'es, dilatées et divariquées au sommet. Pétioles nus. Fleurs carnées, pâles , ordinairement géminées et doubles. Bractées ovales, cordiformes, un peu vebies. Tube du calice petit, rond, déprimé; sépales ovales , cuspidés.

Cette espèce, nommée vulgairement Rose double de Pensjl- vanie, croît dans les États-Unis, depuis la Caroline jusqu'au Canada. Ses fleurs élégantes d'un rose délicat, sa forme naine

20 CLASSE DES CALOPHYTES.

et touffue , la font ge'ne'ralement rechercher, maigre' les difficulte's que présentent sa culture et sa propagation. Il faut, pour qu'elle re'ussisse , la planter en terre de bruyère.

Rosier étale. Rosa laxa Lindl, Monogr. p. i8, tab. 4.

Rameaux subinermes, effiles. Feuilles à 7 ou 9 folioles ondu- le'es, opaques, glauques, oblongues ou elliptiques-lance'ole'es.Pe'- doncules et calices hispides-glanduleux.

Arbuste étalé. Branches d'un brun rougeâtre, luisantes. Ai- guillons rares, subrectilignes. Stipules étroites, élargies et glan- duleuses au sommet. Pétioles velus, glanduleux, légèrement ai- guillonnés. Fleurs roses, ordinairement géminées. Bractées ovales, limbriées. Tube calicinal globuleux. Segments triangulaires-lan- céolés, presque entiers, plus courts que les pétales. Fruit in- connu.

Ce Rosier, indigène aux Etats-Unis , est cultivé dans les col- lections.

Rosier a feuilles luisantes. Rosa lucida Ehrh. Beitr, Guimp. Holz. tab. gS. Duham. éd. nov. vol. 7, tab.7,fig.2. Jacq. Fragm. tab. 107, fig. 3. Thor. et Red. Ros. tab. 33. Rosa carolina Dill. Elth. tab. o-l^S, fig. 3 16.

Ramules armés d'aiguillons stipulaires, rectibgnes. Feuilles à 7 ou 9 folioles recouvrantes, elliptiques-oblongues, dentelées, glabres et luisantes aux deux faces. Segments calicinaux très-en- tiers , un peu plus longs que la corolle. Fruits globuleux , dépri- més , Subhispides ainsi que les pédoncules.

Buisson touffu, haut de 4 à 6 pieds. Branches droites, d'un brun rougeâtre, luisantes. Rejetons quelquefois très - hispides à Jeur moitié inférieure. Stipules rectilignes , glabres , luisantes, planes, finement dentées vers leur sommet. Pétioles nus ou pubes- cents, aiguillonnés. Fleurs d'un pourpre vif, en corymbe. Bractées ovales-lancéolées, pointues, concaves , fimbriolées. Pédoncules presque nus , très-courts. Styles très-velus. Fruits d'un rouge clair.

Cette espèce, originaire des Etats-Unis, est commune dans les plantations d'agrément. Elle fleurit à la fin de l'été.

FAMILLE DES nOSACÉES. 21

Rosier Turneps. Rosa Râpa Bosc, Dict. d'Age. Thoiy et Redout. Ros. v. 3, tab. 7. Rosa turgida Pers. Ench.

Ramilles inermes. Feuilles à S-g folioles luisantes, glabres, ondulées, oblongues, dentelées. Segments calicinaux pennatifides, plus longs que la corolle. Fruits hémisphériques, hispides ainsi que les pédoncules.

Arbuste élevé, diffus. Rejetons très-rouges, couverts d'aiguillons inégaux et c'pars , et de soies cramoisies. Stipules nues , planes, étroites ou dilatées , finement dentées. Pétales d'un rouge clair. Fruit d'un rouge foncé.

Cette espèce croît dans le midi des Etats-Unis. Elle est remar- quable par ses fleurs très-nombreuses (doubles dans les jardins ) et d'un rouge vif.

Rosier brillant. Rosa nitida Willd. Lindl. Monocr. tab. 3, Rosa rubrispina Bosc, Dict. d'Agr. Rosa Re- dutearubescens ïhory et Redout. Ros. i, tab. 36.

Branches fortement hérissées d'aiguillons faibles et de soies. Feuilles à 3-7 folioles luisantes, glabres, étroites, simplement dentelées. Segments calicinaus indivisés, plus courts que la co- rolle. Fruits sphériques, comprimés, un peu hispides.

Buisson bas et rougeâtre. Branches droites, très-divisées. Feuilles prenant une couleur pourpre en automne. Pétioles fai- bles, nus. Stipules planes, dilatées au sommet, fimbriolées. Co- lyrabes pauciflores. Bractées ovales-lancéolées , contournées. Pédoncules et calices hispides. Pétales très-rouges et brillants , presque dressés. Fruit écarlate, brillant.

Cette jolie espèce habite l'île de Terre-Neuve .*Elle est cultivée dans les collections.

Rosier Hérisson. Rosaferox Ait. Hort. Kew. Lawr. Ros. tab. 42.— Lindl. in Bot. Reg. tab. 420. Marsch. Bieb. Plant. Ross. tab. Z'^. Rosa kamtchatica Thor. et Red. Ros. i , p. 47, tab. i?. (non YeM,)—Rosa pwi'incîalisMarsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. Rosa horrida Besser.

Branches et ramulcs hérissés d'aiguillons conformes, inégaux,

CLASSii DES CALUPHIÏKS.

très-rapproclics, effiles- Feuilles à 5-g folioles elliptiques, den- te'es , arrondies aux deux ]30uts , blanchâtres et glanduleuses en dessous. Pédoncules et pétioles bispides. Fruits subglobuleux.

Buisson haut de 4 à 5 pieds . Branches cotonneuses , incli- ne'es. Aiguillons pâles. Feuilles luisantes , d'un vert gai. Stipu- les larges , dilate'es à leur extrémité supérieure , cotonneuses , glandulifères aux bords. Fleurs grandes. Bractées (souvent nulles) suborbiculaires. Segments calicinaux étroits, triangulaires. Pé- tales rouges. Fruits écarlates.

Cette espèce, originaire du Caucase , n'est pas rare dans les jardins et se fait remarquer par les aiguillons sétiformes très- nombreux qui couvrent ses tiges.

Rosier du Kamtchatka. Rosa kamtchatica Vent. Hort. Cels. tab. 67. Lindl. inBot. Beg. tab. 419 et tab. 824. Duham. éd. nov. vol. 7 , tab. 10 , fîg. 21 .

Aiguillons des rameaux dissemblables : \es\ stipulaires gémi- nés , falciformesj les autres sétacés , très-denses. Feuilles à 5-9 folioles opaques, oblongues ou ovales-oblongues, dentelées, pu- bescentes en dessous. Pédoncules et pétioles cotonneux, inermes. Fruits turbines, subglobuleux, glabres.

Buisson haut de 3 à 4 pieds. Branches cotonneuses , brunes , pâles, inclinées , pubescentes , garnies de poils et d'aiguillons qui tombent souvent dans la vieillesse. Stipules larges, d'un rouge foncé. Bractées elliptiques, presque nues. Segments calicinaux très-étroits, plus longs que les pétales.